Installation et prise en main de Windows 8 et Windows Server 2012

Windows 8 and Windows Server 2012 system deployment overview

Avec la sortie conjointe de Windows 8 pour le poste client et de Windows Server 2012 pour les infrastructures, Microsoft a opéré une rupture majeure dans son écosystème. Partageant le même noyau NT 6.2, ces deux systèmes d’exploitation introduisent des changements fondamentaux, tant au niveau des performances brutes qu’au niveau ergonomique. Pour un administrateur système habitué à l’environnement éprouvé de Windows 7 ou de Server 2008, la transition impose d’acquérir rapidement de nouveaux réflexes.

Processus d’installation pas à pas

Le déploiement initial reste dans la lignée directe des versions précédentes, tout en bénéficiant d’un installeur plus fluide et plus rapide sur support amovible UEFI ou machine virtuelle.

  1. Démarrage sur le support d’installation : chargez l’image ISO ou la clé USB d’installation. Sélectionnez les paramètres régionaux, le format de date et la disposition du clavier.
  2. Choix du mode d’installation : choisissez l’option personnalisée (nouvelle installation) plutôt que la mise à niveau directe. Cela permet de partitionner proprement le volume de stockage. Contrairement aux anciennes versions où les ajustements étaient complexes, la gestion des volumes gagne ici en souplesse, bien qu’il reste parfois utile de savoir étendre une partition a posteriori sur les disques virtuels.
  3. Configuration du compte utilisateur : sous Windows 8, le système propose par défaut une authentification liée à un compte Microsoft en ligne. Cette liaison permet la synchronisation des préférences et l’accès au Windows Store. Pour un usage d’entreprise ou en lab isolé, il est toutefois préférable de basculer sur un compte local traditionnel. Sur Windows Server 2012, l’assistant se concentre directement sur la définition du mot de passe complexe du compte Administrateur local.

Le choc ergonomique : appréhender l’interface Modern UI

Le point le plus marquant reste la suppression brutale du bouton Démarrer conventionnel au profit de l’écran d’accueil à tuiles dynamiques (initialement baptisé Metro). Cette interface pensée pour les terminaux tactiles déroute au premier abord sur un poste de travail piloté au clavier et à la souris, et plus encore sur un serveur d’infrastructure.

  • La barre des charmes : pour faire apparaître le menu latéral contextuel, il faut glisser le pointeur dans le coin supérieur ou inférieur droit de l’écran (ou utiliser le raccourci Win + C). C’est par ce biais que l’on accède aux réglages système globaux, un fonctionnement détaillé dans notre mémo sur les paramètres de Windows 8.
  • Le multitâche et la fermeture des applications : les applications Modern UI ne disposent pas de croix de fermeture visible. Pour quitter une application, il faut la glisser du haut vers le bas de l’écran, ou recourir au classique Alt + F4. Pour fermer une session sur un serveur sans passer par des clics superflus, il est souvent plus rapide de déconnecter une session en ligne de commande.
  • Le menu contextuel avancé : la disparition du menu Démarrer est compensée par une fonctionnalité indispensable pour les techniciens : la combinaison Win + X. Elle ouvre un menu d’accès rapide vers le Gestionnaire de périphériques, la Gestion des disques, le Panneau de configuration et les invites PowerShell en mode élevé.

Empreinte mémoire et performances système

Sur le plan technique, ce nouvel opus brille par son optimisation. Microsoft a revu en profondeur la gestion des services d’arrière-plan et la déduplication de la mémoire vive. Sur une installation fraîche, l’empreinte mémoire à vide oscille autour de 500 à 600 Mo, ce qui représente un net recul par rapport à Windows 7. L’espace disque requis pour l’OS reste mesuré, s’établissant à un peu moins de 8 Go.

Sur le volet serveur, Server 2012 introduit une modularité très attendue : la possibilité de basculer dynamiquement entre une installation minimale en Server Core et une interface graphique complète via PowerShell, sans réinstallation complète de la machine hôte. Un atout indéniable pour sécuriser les serveurs en production tout en facilitant les opérations de maintenance initiale.

À lire aussi